L'habitat tourné vers l'avenir ne se limite pas à l'efficacité énergétique
De l'appartement témoin à la maison familiale : confort, climat intérieur et technologies intelligentes s'allient
À quoi ressemble un logement qui est non seulement économe en énergie, mais qui reste également sain et confortable sans que l'occupant ait à s'occuper en permanence des systèmes techniques ? Renson tente d'apporter une réponse à cette question à Waregem. Tant dans un appartement témoin situé sur le site Waterfront que dans la maison neuve de Maxim De Vriese (RENSON), la ventilation, la protection solaire et la domotique s’associent au sein d’un même concept d’habitation.
Un appartement comme laboratoire d'expérimentation
Au douzième étage de la tour résidentielle Ascot, sur le site du Waterfront, Renson a aménagé ce qu’on appelle un « appartement du futur ». Ce penthouse a pour but de montrer comment il est possible de concilier un climat intérieur sain, le confort thermique et acoustique, l’efficacité énergétique et le contact avec l’environnement extérieur.
Il est frappant de constater que les installations techniques s’effacent autant que possible à l’arrière-plan. La ventilation, le chauffage, la climatisation et la gestion automatisée du bâtiment sont abordés comme un tout au sein de Renson One. L’éclairage, la vidéophonie et la protection solaire, entre autres, peuvent également y être intégrés.
L’objectif principal est de faciliter la vie de l’occupant. Ainsi, le système de gestion du bâtiment « Smart Living » pilote différents équipements techniques et assure notamment la surveillance en continu de la protection solaire, du chauffage, de la climatisation et de la ventilation. Pour le refroidissement nocturne passif, les fenêtres et les volets motorisés peuvent s’ouvrir automatiquement lorsque les conditions le permettent.
Commencer par empêcher la chaleur d’entrer
L’un des principaux enjeux est le confort estival. Les grandes baies vitrées apportent beaucoup de lumière naturelle et renforcent le lien avec l’extérieur, mais augmentent en même temps le risque de surchauffe. C’est pourquoi, dans l’appartement témoin, l’accent est mis en premier lieu sur la protection solaire extérieure. Le rafraîchissement par le sol, la masse thermique et le refroidissement nocturne passif viennent compléter cette stratégie.
Ce principe se retrouve également dans la maison de Maxim De Vriese à Waregem. Sur un terrain d’angle, l’architecte Tim Wielfaert a conçu des façades nord et est plutôt fermées, tandis que la maison s’ouvre entièrement, grâce à de grandes baies vitrées, sur le jardin orienté sud-ouest.
C’est précisément pour cette raison que la surchauffe a dû être prise en compte dès la conception. L’ensemble des façades sud et ouest a été équipé de stores en toile intégrés. Une solution sans profilé d’angle visible a été mise en œuvre sur une fenêtre d’angle coulissante. En été, les stores restent baissés lors des journées chaudes, tandis qu’en hiver et pendant les entre-saisons, ils peuvent rester ouverts pour laisser entrer la chaleur solaire.
« Tout commence de l’extérieur vers l’intérieur », résume Wielfaert. Selon l’architecte, il est plus efficace de bloquer la chaleur solaire avant qu’elle n’atteigne la vitre que de devoir ensuite l’évacuer de la maison à l’aide d’un système de refroidissement actif. C’est pourquoi il préconise d’intégrer la protection solaire dès le début de la conception.
La ventilation en arrière-plan
Outre la température, la qualité de l’air intérieur joue également un rôle important. Dans le penthouse, une unité de ventilation centrale surveille, entre autres, le taux d’humidité, le CO₂ et les odeurs dans chaque pièce. L’air vicié n’est évacué que là où et quand cela est nécessaire.
La maison familiale utilise un système de ventilation C+ à la demande équipé de la Healthbox 3.0, complété par une unité décentralisée dans la buanderie. Le débit de ventilation est automatiquement adapté à la qualité de l’air. L’air frais extérieur pénètre par des grilles de ventilation installées dans les fenêtres.
Pour le maître d'ouvrage Maxim De Vriese, la valeur ajoutée réside justement dans le fait que cette technologie ne nécessite pratiquement aucune attention : « C'est là qu'on se rend compte que le système de ventilation fonctionne en arrière-plan. »
Un seul système pour différentes techniques
L’automatisation constitue également le fil conducteur entre les deux projets. Dans la maison de M. De Vriese, la ventilation, la protection solaire, l’éclairage et le chauffage sont reliés à un système central de gestion technique du bâtiment. Grâce à une application, les occupants peuvent commander les équipements techniques et combiner les réglages, par exemple pour actionner plusieurs stores en même temps ou créer une ambiance lumineuse particulière.
L’accent est ainsi déplacé des équipements individuels vers la manière dont ils interagissent. L’appartement témoin pousse ce principe à son paroxysme, mais selon Renson, ces interventions individuelles sont également applicables dans des logements plus compacts et moins haut de gamme.
La maison de De Vriese montre d’ores et déjà à quoi peut ressembler une telle approche dans la pratique : l’orientation et l’architecture limitent tout d’abord la demande énergétique, les protections solaires protègent contre la surchauffe, la ventilation contrôle la qualité de l’air intérieur et la domotique rassemble les différents systèmes. Ainsi, l’habitat tourné vers l’avenir ne se résume pas à une seule installation, mais à l’interaction entre conception, énergie, santé et confort.