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Travail au minimum, récolte au maximum

Une bonne récolte dans le potager? Le but est alors d’être à l’heure et d’accorder l’attention nécessaire aux plantes. Jean vous montre que ces tâches ne sont pas difficiles du tout!

Transcription 

Les tâches estivales dans un jardin, ça doit rester légers, et c’est la même chose pour une serre. Qu’est-ce qu’on a à faire ici aujourd'hui? Nous allons donner à cette vigne une petite coupe pour l'été, parce que, comme vous le constatez, elle pousse de partout, ce qui lui demande beaucoup d'eau et d'énergie, et je préfèrerais que toute cette énergie se concentre dans la grappe.

C’est un raisin espagnol, un raisin sans pépins, pas fait pour l’extérieur mais pour la serre, et qui, de plus, s’auto-régule; c’est-à-dire? Regardez, je le secoue – vous voyez - puis de petits raisins en tombent, ce qui se produit aussi au quotidien si je ne le secoue pas, mais alors juste de quelques chute, je le refais encore ici, et donc, ce raisin s’entretient lui-même, de sorte que chaque raisin qui y est encore attaché puisse devenir un beau cépage à part entière.

Vous n'avez pas besoin de lui forcer la main, comme on peut le faire dans ces serres de raisins professionnelles, car cette variété espagnole, sans pépins, je ne connais pas exactement le nom car je l'ai apportée d'Espagne il y a assez longtemps, elle se développe très bien ici.

Oui, ça c’est notre tâche pour l’été, et ce que j’ai déjà fait c’est pulvériser avec un traitement au cuivre, vous pouvez le voir ici, sur la feuille, c’est de l’oxyde de cuivre, oui, je ne veux pas de pesticides pour mes plantes, et dans l’horticulture biologique, le cuivre est autorisé. C'est efficace contre le mildiou, sinon vous allez bientôt avoir des raisins malades, et vous n'aurez aucun rendement.

Ici, le problème principal là tout de suite, ce sont ces longues pousses. Elles vont consommer beaucoup de nutriments et d’eau, du coup je les élague. Regardez, et elles iront ensuite sur le tas de compost. Ceci aussi on peut complètement le supprimer. Je l'ai déjà fait auparavant, et vous pouvez constater ici comment, là on a une grappe de raisin, puis là je passe au-delà de cette grappe pour laisser deux feuilles. Une, deux.
Je vais élaguer ça, voilà. De cette façon, il reste assez de ‘tire-sèves’; des feuilles qui augmentent le niveau d’humidité afin que ces raisins puissent se multiplier. Regardez, ici aussi je passe un coup ... et vous pouvez voir les petits raisins tomber, regardez, ils ne sont pas plus gros que ça. Et donc ce cépage se régule en fait lui-même. Voilà, je vais maintenant poursuivre l'élagage. Enfin si je retrouve mon sécateur.
Ici aussi, vous remarquez clairement que j'ai coupé jusqu’à deux bourgeons à feuilles au-delà de la grappe de raisin. On a donc ici une nouvelle branche avec sarments, je l’enlève, une feuille, deux feuilles, et ici pend la grappe. C'est aussi une branche avec une grappe, il y en a une qui pend ici, alors là je vais -

une feuille - deux feuilles - et ici je vais élaguer. Et comme ça cette plante conserve sa belle forme, et on peut observer les raisins qui pendent. Sur ces longues extensions, vous obtenez également des grappes supplémentaires, mais ça ne représente pas grand-chose et elles resteront petites, je vais donc les retirer complètement. Si je ne le faisais pas, la serre entière se retrouverait plongée dans une masse de feuilles en un mois.
Cette vigne a ses racines déjà bien en dehors de la serre, là où le sol est un peu plus humide et plus riche, et ses raisins ici à l'intérieur profitent de la chaleur. Pas de trop non plus, le toit est chaulé, et c’est nécessaire, car sinon, vous risquez des symptômes de brûlure étant donné les chaleurs estivales qu’on a ces dernières années.
Et les raisins sont taillés, ce qui nous amène directement à nos tomates ici, oui, je les ai d'abord guidées le long d'un bâton, puis plus loin avec un fil, mais bien sûr, il faut régulièrement y prêter attention, hein, les fausses pousses qui grandissent de plus en plus dans les aisselles, on les enlève, et j'ai en fait ici deux types de tomates, dans la rangée arrière, il y a trois tomates greffées, et greffé, c'est-à-dire qu'on a greffé deux tomates sur un porte-greffe de sorte qu'il y aie en fait une double souche de tomate: une, deux.

Elles produisent beaucoup plus, ces racines sont plus fortes et les tomates greffées ont vraiment un très gros rendement. Ce que vous voyez souvent, par exemple, avec des grappes de tomates comme celle-ci, c'est que les grappes ne se remplissent pas correctement, qu'il y a peu de tomates suspendues dans les grappes. Et ça, cela a à voir avec la pollinisation, les tomates sont fertilisées en pollinisant leur propre pollen à partir des fleurs ou du pollen de la plante de tomate à proximité, et dans la nature, c’est effectué par les bourdons, tandis que pour la culture professionnelle de la tomate, des bourdons sont relâchés dans les serres pour effectuer cette pollinisation, de fleur en fleur.

Je le fais de manière différente. Je n’ai pas de tige vibrante professionnelle, mais j’ai ce vieux porte-brosse à dents sur pile qui va vibrer. donc, si je viens avec ça contre les fleurs, les fleurs vibreront et le pollen va tomber et s’écraser sur les pistils. Je m'assure comme ça que chaque fleur devient réellement une tomate. Et c'est une tâche très agréable pour l’été. On s’occupe. Vous voyez comme les fleurs vibrent?

C'est comme ça que tombe tout ce pollen microscopique. Et il n’en faut pas davantage. Aussi ici par derrière. Et la récolte sera riche. Vous pouvez clairement voir comment les fleurs vibrent. Du coup ne jetez pas votre vieille brosse à dents, utilisez-la plutôt pour votre serre à tomates; et croyez-moi, c’est vraiment utile, cela doublera votre rendement car chaque fleur donnera une tomate.
Ceci c’est le compost pour l'année prochaine. Ca c’est le compost de l'année dernière. Et voici le fumier de cheval. Maintenant, le compost de l'année dernière a considérablement diminué. Et il peut pas se dessécher. C’est le danger de tout les tas de compost: s’assécher. Je l’ai donc fait ici dans des bacs, ce qui évite en partie le dessèchement, mais ce que je fais toujours, c’est de planter dans le compost de la dernière année que je vais utiliser en hiver.

Je fais juste ça avec des citrouilles. Vous voyez, elles sont déjà en fleurs. Les citrouilles tirent en grande partie la nourriture de ce compost et le compost reste ainsi ombré et ne se dessèche pas aussi rapidement. Non seulement j'ai ici des citrouilles, mais j'ai également semé des cerises des Indes orientales. Vous pouvez manger les feuilles et les fleurs ou en faire une soupe. Tout est parfaitement comestible et très sain.

La combinaison de cette cerise des Indes orientales et des citrouilles assure qu'il y ait suffisamment d'ombre sur le tas de compost, ce qui m’éviter de trop l’arroser en été.
Les raisins ne sont pas les seuls à se savourer en plein été, on a aussi des mûres. Ca c’est mon mûrier sans aiguillonss; Je dois plutôt dire sans épines, parce que les mûres ont des épines et pas des aiguillons, mais bon, c'est une parenthèse sur la botanique. J'ai travaillé ce mûrier sur trois étages.

Regardez, un niveau ici, un ici et un ici. Il a fleuri très abondamment, et regardez, c’est une récolte, à laquelle vous pouvez nous attendre, si chacune de ces petites ronces vertes devient une grosse ronce mûre après un grand mois, alors oui, je dois juste m’assurer d’être là avec les oiseaux. Eux aussi sont au taquet! Du coup je suspends un filet.
Mais comment en arrive-t-on à une récolte si riche pour une tel mûrier sans épines? Ce n'est pas si difficile! Chaque année, vous taillez tout ce qui a été recouvert de mûres. Rigoureusement, sans réfléchir! Vous élaguez tout ce qui est usé. Parce que les mûres fleurissent et produisent des mûres la deuxième année sur le bois de l’année. Ce qui signifie que celui-ci, qui provient du sol, il n'y a pas une seule mûre dessus, eh bien, ce sera mon arbre porteur pour l'année prochaine. Je le laisse monter. Il va se ramifier et l'année prochaine, je le guiderai également le long de ces fils, après quoi il portera des mûres.

Mais tout ceci, cest après la floraison des mûres et après la récolte, ça aussi ça tombe au sol. Et de cette manière, vous récupérez chaque année une riche récolte de mûres. Oui, les baies dans le jardin, c'est toujours très intéressant. Vous pouvez les manger tout de suite, ce que je fais habituellement, vous pouvez aussi en faire de la confiture, et cela vaut également pour d'autres types de baies; pour les groseilles à maquereau, pour les groseilles à grappes ... vous pouvez toutes les citer, mais il y a surtout des oiseaux, et pour m’en protéger, j'ai disposé une cage autour de mes arbustes à baies; une cage à fruits!
Une telle cage à baies empêche naturellement tous les oiseaux d'entrer afin que je puisse profiter moi-même de mes baies, car auparavant, quand je ne l'avais pas, j’arrivais toujours avec un jour de retard pour la récolte, mais ce contre quoi une telle cage à baies ne protège pas, ce sont ces petits pucerons et l’un d’eux est un petit nuisible qui vit au bas de la feuille.

Trop petit pour le voir, mais il cause des dégâts à la feuille. Dans certains cas, les feuilles restent vertes, parfois elles peuvent devenir complètement rouges, et la production de baies diminue un peu, puis ce n’est pas très beau non plus. Il y a des trous dans la feuille et cela ressemble un peu à la maladie de la Cloque du Pêcher, sauf qu’elle est causée par un très petit puceron.

Pour l'année prochaine, je sais comment l’éviter: je travaille de manière complètement biologique, donc sans pesticide, mais au printemps prochain, je vais arroser ce buisson de baies avec une huile spécifique. Un mélange d’huile de thym et de lavande, c’est une émulsion que vous pouvez dissoudre dans l’eau et avec laquelle je les vaporiserai toutes les deux ou trois semaines.

Avec cette odeur, les nuisibles ne reconnaîtront plus ces plantes. Espérons que cela fonctionne comme ça, sans utilisation de pesticide, car ce poison est avalé par les mésanges, et tout ça, et vous connaissez l'histoire de petites mésanges qui meurent dans le nid, il suffit de penser au pesticide contre la mite de buis.
Voilà, c'est fermé. Les oiseaux ne peuvent plus entrer. Oui, le message est simple: restez attentif à vos plantes. Pour chaque jardin où vous vous trouvez et que vous jugez beau, c’est forcément un jardin dans lequel le jardinier ne relâche jamais son attention.

Où il ne travaillera pas seulement au printemps, mais aussi en été, et continuera à effectuer de petites tâches. Si vous le faites régulièrement, alors ça reste agréable, et un jour, vous aurez complètement terminé. Taillez un peu ici, ramenez quelque chose de là-bas. Un peu élaguer. Oui, ça devient en fait un plaisir, et ça ne sera plus une corvée. N’abandonnez pas complètement l’entretien pour deux mois, continuez plutôt à travailler à votre rythme durant l'été.

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